29 août 2012

Bande Originale : The Hunger Games

Compositeur : James Newton Howard
Universal Republic/2012/43:55

Tout ce qui faisait le sel des partitions de James Newton Howard à fondu comme neige au soleil ces dernières années, faisant alors place à du "sample" bas de gamme. Mais le compositeur n'a pas dit son dernier mot, et il le prouve avec The Hunger Games.

L'actualité récente de James Newton Howard se résume principalement à de la copie de John Powell version discount (Duplicity est peut-être le mariage le plus réussit alors que The Tourist dévoilait les limites de ce plagiat) ou à des débordements électroniques particulièrement laid (Green Lantern). C'est dire si on est loin du minimalisme orchestral de The Village ou de la beauté symphonique d'un I Am Legend. Et si The Hunger Games n'est pas le revival du siècle, il nous permet de ré-entendre la justesse mélodique de ce grand compositeur qui s'est un peu perdu dans la forêt du blockbuster moderne. C'est pour cela que l'on va jeter tout de suite aux orties les rares digressions électroniques qui viennent décaper nos tympans, cet aspect du score ne présentant un intérêt que très limité (même pour les fans de score d'action), pour se pencher sur le reste. Quand il s'agit d'illustrer l'intimité des personnages ainsi que le décor pastoral qui compose la majorité du voyage, il retrouve ses couleurs d'origines. La musique se fait alors brillante, puissante et inspirée (le décollage très atmosphérique de Rue's Farewell), installant l’émotion dans le cœur de l'auditeur. James Newton Howard complète ensuite cette peinture en glissant de délicieuses notes folks (violon et guitare à l'appuie), faisant alors souffler sur ce beau score une joyeuse ambiance féodale. (3,5/5)

7 commentaires:

  1. Une très belle bande originale, classieuse et douce comme JNH peut en pondre. très beaux thèmes, dont certains sont légèrement empruntés chez Thomas Newman (reaping day et countdown, notamment). Belle variété dans les sonorités également, qui rend l'écoute très agréable.

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    1. Oui, ça fait pensé un peu à du Thomas Newman de l'ancienne époque (genre Les Evadés). C'est une B.O. qui se laisse très bien écouté et qui n'est pas dénué de très belles envolés.

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  2. Une intéressante bande originale, mais bizarrement utilisée dans le film. Encore un coup du réal et sa volonté d'anti-spectaculaire.

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    1. Ah, moi je trouvais qu'elle collait bien aux images justement (du moins des souvenirs que j'en ai). Surtout les countwdown, le défilé et l'adieu à Rue.

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    2. La partition de James Newton Howard emballe correctement le film, mais il n'a effectivement peut-être pas toute l'importance qu'elle aurait dû avoir dans certaines scènes.

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  3. Ça a pas beau ne pas être son plus beau boulot, le compositeur sait quand même ponctuer les passages dramatiques avec une force dantesque. N’empêche, quand on sait qu'Elfman était attaché au projet, je me demande encore ce que ça aurait donné... :D

    Je suis d'avis confie à JHN des films plus intimistes, au lieu de le coller à des thrillers constamment, ce qui me fait penser que je n'ai toujours pas vu ce "Tourist"...

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    1. Je pense qu'Elfman nous aurait sorti un truc comme Real Steel. Un travail que je n’apprécie pas particulièrement même si reste sympa.

      Pour JNH, quand on voit ce qu'il a fait pour The Bourne Legacy, on se dit qu'il n'est pas fait pour ce genre. C'est moins moche que pour Green Lantern, mais ça reste médiocre, enfilant des textures à la volée. En terme d'incursion électro, sa dernière grande œuvre reste pour moi Michael Clayton.

      Pour ce qui est The Tourist, je te le déconseille fortement, c'est une bouse intergalactique.

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